mardi 17 avril 2007, par skamuel
Certains mots dansent en leurs yeux qui roulent,
d’un hiver imbibé de poudre blanche,
perdent leurs sens,
autour d’eux deux le monde s’écroule.
Ils courent après l’orage de saphir, l’angoissant désir,
les fragiles pénombres aux contours de papier,
la chaleur suffocante de leur orage d’été.
Ils courent pour toujours.
Des allumettes qui s’eteignent pour :
Leurs feux de joie qui atteignent.
Une table dressée Pour :
Leurs dents usées.
Des Habits du Dimanche pour :
Leurs corps fatigués.
Des peintres qui peignent pour :
Faire leur amour perdurer.
Leurs doigts sur leurs courbes,leurs peaux sur leurs hanches,
Brisent la distance d’un terrain inconnu,
Parlent des bienfaits,de tendresse et d’ésperance
Et cache le temps qui les sépare d’un voile
Connu d’eux.
Pour eux.
Sans eux.